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Communicating for Change

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February 2001 (French) CHANGE Radio Vol. 11 No. 25
Développement
SANTE
Malawi : Test de dépistage du vih : obligatoire pour les écolières 9mins. 12secs. 3
Les écolières qui souhaitent bénéficier d'une bourse pour le
collège des filles de l'Eglise doivent subir un test de dépistage du vih.

Zambie : Campagne publicitaire pour les présefrvatifs 7mins. 6secs. 5
jugée trop explicite
La radio nationale zambienne a arrêté la diffusion d'une annonce
publicitaire pour les préservatifs jugée trop explicite par le gouvernement.

FEMMES ET ENFANTS
Zimbabwe : Montée des cas d'abus des enfants 10mins. 5secs. 5
On signale la multiplication des cas de viol des enfants au Zimbabwe.
Pour les causes et la réponse au problème, le peuple est divisé.

AGRICULTURE ET SECURITE ALIMENTAIRE
Tanzanie : Menace de famine et invasion de chenilles 5mins. 7
Au lendemain de la péurie alimentaire la plus sévère de l'histoire
du pays, la Tanzanie est menacée d'un autre cycle de famine, invasion de
chenilles oblige.

Environnement
METEOROLOGIE
Meilleur réseau météo pour le Kenya en 2002 6mins. 6secs. 3
Le Kenya sera relié à un réseau satellite météo sophistiqué en 2002, cela
afin d'améliorer les prévisions métérologiques et le système d'alerte rapide.

POLLUTION
Etat d'Akwa Ibom au Nigéria : enquête sur le déversement de pétrole 3mins. 8secs. 4
Les autorités de l'Etat d'Akwa Ibom dans l'Est du Nigéria ont créé un
comité technique de 12 membres pour enquêter le cas présumé de
déversement de pétrole dans  l'etat en novembre 2000.

Déchet d'huile à moteur : un problème pour les centres urbains 6mins. 7secs. 7
Les déchets d'huile à moteur constituent une nouvelle menace pour
l'environnement en Zambie. Auparavant, la British Petroleum Zambia
Plc rachetait les déchets d'huile à moteur pour retriatement dans son
usine dans la ville de Kitwe.

CONSERVATION
Les chameaux dans le mont Kenya 5mins. 4
On demande le départ immédiat de centaines de chameaux de la
forêt du mont Kenya afin d'éviter une catastrophe écologique.

Le monde des marécages – un monde à découvrir 9mins. 10
30 ans après la Convention sur les marécages, Ramsar proclame le
2 février 2001 Journée mondiale des marécages.

Les réserves naturelles des Seychelles à la une 5mins. 5secs. 6
Première réserve naturelle en Afrique à figurer sur le programme de
l'année internationale de la biodiversité, l'île de Cousin aux Seychelles est
reconnue par la communauté internationale pour la gestion de l'éco-système.
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Point de vue
FEMMES
Egalité des sexes et la démocratie 17mins. 6secs. 8
Yvonne Malhunge, une avocate zimbabwéenne parle de l'avenir
des femmes dans une démocratie et conseille une participation accrue
au sein du gouvernement.

A noter…
FEMMES
«  Our people O ! Grant for Better Understanding » 6mins. 9
4 femmes écrivains sont bénéficiaires de la première subvention
de «  Our People O ! Grant for Better Understanding ».

ALIMENTATION
Nouvelles variétés de manioc introduites en RDC 3mins. 5secs. 10
L'Institut national de recherche et d'études agricoles en République
démocratique du Congo a introduit 200 nouvelles variétés de
manioc mises à l'essai à l'Institut international d'agriculture
tropicale à Ibadan au Nigéria.

Dépêche
ENERGIE
Energie renouvelable et durable : cruciale au nouveau millénaire 4mins. 5secs. 10
Le directeur exécutif du Pnue, Klaus Toepfer, déclare qu'une énergie
inoffensive à la nature dont le vent, le solaire et l'énergie des vagues
est l'un des problèmes les plus pressant de l'homme ce millénaire.

Pour les enfants La Chasseuse 17mins. 11
Jamina souhaite devenir chasseuse mais quand elle se perd dans la
brousse, elle se fait de nouvelles amies qui changent ses pensées et
sa vision du monde.

Et pour terminer…
Célébrons la joie de l'expérience africaine avec ces proverbes 13 2
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Informations
Malawi : test de dépistage du vih: obligatoire pour les écolières 9mins. 12secs.
Au Malawi, les filles souhaitant bénéficier des bourses pour aller au collège des filles de la seconde principale église du pays doivent passer un test de dépistage du vih. Cette décision de l'Eglise presbytérienne de

l'Afrique centrale, (CCAP) fait maintenant l'objet de controverse. Les autorités de l'Eglise soulignent que celles qui réussissent au premier test et seront admises au Collège, vont encore en subir chaque année
pendant les 4 années qu'elles vont passer au collège de Neno situé dans la région frontalière de Mwanza.
Les sero-positives seront automatiquement privées de leur bourse qui couvre la nourriture, le logement et les frais de scolarité. Et si elles entendent pousuivre leurs études au collège, elles seront obligées de les

financer.
Pour le Programme national de lutte antisida, il s'agit d'une décision «  discriminatoire et repoussante ». Le
directeur du NACP, M. Owen Kalua a confié aux journalistes que le gouvernement déconseille toute discrimination contre les personnes porteuses du vih. «  Une telle mesure ne provoquerait que la stigmatisation

des personnes qui ne rempliraient pas les conditions pour l'obtention des bourses, » souligne-t-il. Mais le pasteur Daniel Gunya, Secrétaire Général du synode de Blantyre justifie les conditions. Il déclare, en effet,
que «  les écolières qui n'ont pas besoin des bourses peuvent financer leurs études alors que celles qui en
veulent doivent répondre aux exigeances nécessaires. » Mais pour Kalua du NACP, l'église semble lier le vih à l'immoralité et à la promiscuité sexuelle. Il maintient que les filles innocentes qui auraient contracté le

virus mortel après avoir été violées ou transfusées seront victimes d'injustice.
Quant à lui, le directeur de l'enseignement supérieur au ministère de l'Education, des Sciences et de la
Technologie, Charles Gunsaru, la décision de l'église surprend, d'autant plus «  qu'on n'a jamais évoqué le statut du vih comme condition pour obtenir quoique ce soit, même un emploi, au Malawi. » Mais le

ministère qui joue un simple rôle de tutelle ne peut que donner du conseil à l'église. Il ne peut pas la forcer à changer sa décision.

Le Pasteur Gunya ne comprend pas que la décision de l'église ait suscité une telle controverse et non pas d'éloge pour son église qui a adopté cette politique proactive en matière de campagne nationale contre le
vih/ sida. Il a déclaré que les leaders de l'église croyaient qu'ils travaillaient pour l'assainissement du comportement des filles afin de les mettre à l'abri de la maladie. Il maintient que «  l'analyse de sang
annuelle ira décourager la promiscuité sexuelle parmi les filles et tout comportement qui les exposerait à la
maladie. »

A noter que le Malawi figure parmi les pays du monde qui enregistrent le plus grand nombre de cas de vih/ sida. Le chiffre publié tout récemment par le NACP montre qu'environ 14% des 10 millions de Malawits
sont porteurs du vih.
Africa Online

Meilleur réseau météo pour le Kenya en 2002 6mins. 6secs. Le Kenya sera relié à un réseau de satellite météo plus sophistiqué l'an prochain. Le nouveau réseau,
desservant 45 pays en développement, sera lancé à la Guyane. Il va améliorer les prévisions métérologiques
et les systèmes d'alerte rapide. Selon M. Ayub Shaka, directuer adjoint du Département météorologique, «  le réseau nous permettra de fournir aux consommateurs des renseignements plus précis adaptés à leurs

besoins. » Dans une interview à The Nation, M. Shaka a révélé que la nouvelle technologie de météo fournira le double des données de météo produites par le système en place, ce qui facilitera la prévision les 3
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changements climatiques avec beaucoup plus de précision. Le nouveau réseau de satellite va engendrer
des données toutes les 15 minutes et non toutes les demies-heures actuellement.

Le département météo du Kenya se chargera de l'étape préparatoire du projet dans les pays ACP participant. Selon M. Shaka, la Communauté européenne a approuvé le fonds nécessaire pour donner

aux pays la possibilité de moderniser leurs stations météo. Le Kenya va construire une nouvelle station de réception satellite de données dans les diverses parties du pays afin de  les rendre compatibles avec la
nouvelle technologie. Le projet s'assurera aussi de la formation de météorologues dans le cadre d'un programme en cours depuis les trois dernières années. Le centre de surveillance de la sécheresse du
Kenya, qui dessert la région IGAD, bénéficiera aussi de la capacité technique et technologique améliorée.
Selon l'Organisation européenne des satellites météo, le nouveau réseau produira des informations 20 fois plus que celles engendrées par le satellite Météosat. Il sera doté de 12 canaux de données contre les 3 du

Météosat, qui transmettront des images plus claires de la situation météo des régions locales. L'organe européeen déclare que les données pourraient intervenir pour le reforcement du contrôle du trafic aérien et
de la sécurité du transport maritime.
Le nouveau réseau satellite qui sera pleinement mis en opération en 2005, contribuera pour la première fois à la surveillance des problèmes de l'environnement dont désertification, changements climatiques et

feux de brousse. The Nation

Etat d'Akwa Ibom au Nigéria : enquête sur 3mins. 8secs. le déversement de pétrole
Le gouvernement de l'Etat d'Akwa Ibom dans l'Est du Nigéria a créé un comité de 12 membres, dirigé par le Professeur Etie Akpan, un océanographe géologue, pour enquêter le déversement présumé de
pétrole dans l'Etat en novembre, 2000. Le commissaire à l'Environnement, Obong Isidore Akwa-Ebe, qui s'adressait aux journalistes, a révélé que «  des rapports font état de déversement massif de pétrole
aux larges des côtes de l'Etat ». Il a annoncé que le comité doit soumettre son rapport au gouvernement
dans 6 semaines. Il a par ailleurs ajouté que le comité travaillait sur les images satellites obtenues des stations radar stratégiques pour la surveillance de l'environnement de l'Etat.

A noter qu'à l'issue d'une tournée de la côte de l'Etat en novembre, les autorités d'Exxon/ Mobil ont
démenti qu'il y ait eu déversement de pétrole dans l'Etat. Le Commissaire qui a souligné que Exxon/ Mobil et Shell sont les trois principales compagnies pétrolières opérant dans l'Etat, a indiqué que le comité

confirmerait sous peu le propriétaire des facilités scène du déversemenet présumé. Obong-Akpan-Ebe a rassuré que les conclusions du comité seront rendues publiques dès qu'il achèvera ses travaux.
All Africa. Com
Les chameaux dans le mont Kenya 5mins. Le coordinateur de Greenbelt Movement, le Professeur Wangari Maathai, demande l'évacuation de centaines

de chameaux de la forêt du mont Kenya. Le Professeur Maathai a adressé une lettre au chef de la fonction
publique, le Dr Richard Leakey demandant que des mesures soient prises à l'égard des animaux. Elle a déclaré que les animaux dérangeront l'éco-système du mont qui doit être préservé coûte que coûte à

cause de son statut de zone hydraulique. «  La présence des animaux dans la forêt confirme la nature alarmante de la désertification au Kenya. Les chameaux vivent dans les déserts, » déclare-t-elle.

Selon elle, la famine et la disette s'éterniseront au Kenya à moins qu'on ne préserve les forêts qui s'attirent la pluie pour la promotion des activités agricoles. Elle tenait ce propos au lendemain des rapports faisant
état de bergers qui emmènent leurs chameaux paître dans la région Gathiuru de la forêt du mont Kenya. 4
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Le Dr, Chris Murungaru qui représente Gathiuru au Parlement a aussi protesté. Mais la réaction du
gouvernement ne s'est pas fait attendre. Il suit de près les activités des bergers. Le responsable de police, Nyeri Elijah Shamalla s'est rendu dans la région pour évaluer la situation de sécurité à la suite des rapports

qui font état d'accrochage imminents entre bergers et cultivateurs qui habitent la lisière de la forêt.
Le Professeur Maathai ne partage pas l'avis de l'administrateur du district de Laikipia, Omar Sallat qui a
indiqué que les bergers envoient les animaux dans le mont Kenya parce qu'ils sont poussés au désespoir. «  Il doit réconnaître qu'il y a des gens qui se désespèrent pour la préservation des forêts. On a enregistré

de mauvaises pluiviométrie et récoltes à cause de la destruction des forêts et voilà pourquoi les Kenyans ont faim, » déclare le Professseur Maathai.
The Nation
Campagne publicitaire pour préservatifs jugée trop explicite 7mins. 6secs. La campagne de lutte anti vih/ sida en Zambie a essuyé des revers. La radio nationale a arrêté la diffusion

d'une annonce pour les préservatifs jugée trop explicite par le gouvernement. Le Conseil d'église zambien, un puissant groupe de pression, a protesté tambour battant l'annonce anti-sida diffusée ces derniers mois
par la Zambia National Broadcasting Corporation, (ZNBC), la qualifiant de peu judicieuse et capable d'encourager la promiscuité sexuelle.

Les membres du gouvernement même semblent partager des points de vue non identiques. Le ministre de la Santé, Enoch Kavindele a exhorté les responsables de l'Eglise à «  se rendre compte » du ravage de
l'épidemie mais le ministre de l'Education, Godfrey Muyanda les soutient. Le président Frderick Chiluba, qui avait en 1991 proclamé la Zambie un Etat chrétien, a tenu un propos polémique comme quoi il estime
que l'usage des préservatifs encourage la négligence morale. La décision par la ZNBC de supprimer les annonces pour faire respecter le sentiment public, s'est fait attirer les foudres des champions de la campagne
anti-sida. Masauso Nzima, coordinateur national de l'Alliance sida basée en Grande Bretagne, a déclaré
qu'il semble que «  les gens ignorent l'ampleur des méfaits du sida dans le pays ». Et d'ajouter , «  l'usage des préservatifs est l'un des moyens de prévention de la maladie et on ne doit pas les rejeter sans aucune

autre alternative. »
On estime que 20% d'adultes Zambiens sont séro-positifs. Selon le chiffre du gouvernement, plus de 700
000 Zambiens ont été tués par des maladies liées au sida depuis début 80 et plus de 650 000 enfants en sont devenus orphelins. A l'heure actuelle, environ 25 000 à 30 000 enfants sont nés porteurs du vih/ sida

alors que 7 sur 10 des enfants de la catégorie ne vont pas célébrer leur cinquième anniversaire.
M. Nzima reconnaît le tabou culturel qu'est tout débat de sexe en public mais pense que les protestations
contre les préservatifs s'expliquent généralement par le fait que les annonces sont diffusées pendant  les heures d'écoute maximum, moment où les parents et leurs enfants prennent leur dîner ensemble. Les

heures d'émission sont peut-être malavisées mais je pense que les parents peuvent renverser la situation en conseillant leurs enfants ». L'Eglise conseille l'abstinence comme remède à l'épidemie de sida.

Nils Gade, le chef exécutif de la Société zambienne de planning familial a souligné que le programme ONUSIDA «  approuve l'usage des préservatifs comme moyens le plus efficace pour prévenir le sida…
particulièrement pour plusieurs Zambiens qui ne savent pas si oui ou non ils portent le virus Integrated Regional Information Network. »

Zimbabwe : multiplication des cas de viol 10mins. 5secs. Environ 2 000 cas de viol dont les victimes sont des enfants aussi jeunes que 3 mois ont été entendues par
les cours zimbzbwéenes en 2000. Les autorités et les groupes civiles pensent que ce chiffre n'est rien par rapport aux réalités. L'abus sexuel des enfants se multiplient dans le pays et les opinions divergent dans ce
pays d'Afrique australe quant à l'origine et à la meilleure façon d'y remédier. Généralement les enfants 5
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sont violés par des parents qui sont censés les protéger, d'où les difficultés à détecter les cas de viol. Les
autorités et les groupes de pression féminins s'inquiètent encore plus de la tendance naissante comme quoi ce crime se pratique de plus en plus par des personnes agissant sur avis de guérisseurs traditionnels qui leur

damandent de violer les mineurs pour se faire soigner des maladies résistantes aux traitements. Les violeurs et les guérisseurs traditionnels croient que la pureté seuxuelle du corps et de l'âme des jeunes filles dispose
des valeurs médecinales et dans certains cas porte bonheur.
La pratique provoque un effet accablant pour les victimes et leurs parents. La plupart des enfants violées sont atteintes des maladies transmises par voie sexuelle dont le sida. Des études montrent qu'environ 70%
des victimes au Zimbabwe sont infectés du sida chaque semaine dans le pays, 30% en sont des enfants qui auraient été violés. Les victimes sont particulièrement vulnérables à l'infection à cause du retard accusé
pour détecter les cas d'abus. Un groupe de pression, Child and Law Project, estime que la plupart des cas de viol ne se signalent qu'après un an si la victime ne souffre d'aucune blessure physique ou qu'elle ne
soit infectée immédiatement à cause du viol. D'autres études montrent que l'abus sexuel des enfants s'est généralisé dans le pays à tel enseigne que la plupart des jeunes filles au Zimbabwe devenaient sexuellement
actives dès l'âge de 8 ans, soit la moitié de l'âge nubile légal du pays. Une commission d'enquête mise sur
pied par le président Robert Mugabe, il y a deux ans, a constaté que les jeunes filles sont menacées d'abus sexuel et a, donc proposé des lois strictes pour la protection des enfants. «  On s'inquiète de cette pratique

qu'est l'abus sexuel qui va croissant à cause du risque que ces enfants ne contractent des maladies transmises par voie sexuelle et le vih, » souligne la Commission dans son rapport.

Mais, en dépit des études conduites sur le sujet, on n'arrive toujours pas à expliquer les cas croissants de viol des mineures qui se pratiquent même dans les coins les plus reculés du pays. Les témoignages
recueillis par la Justice des cas d'abus sexuel des enfants confirment le rôle accru des guérisseurs traditionnels dans ce crime mais ils citent la culture occidentale pour expliquer la situation.

Les groupes de pression des femmes indiquent que ce crime se généralise parce que les mesures adoptées par la justice contre les violeurs ne sont pas assez sévères pour décourager le viol des enfants. Ils proposent
donc la peine capitale ou la castration pour les délinquants. Pan African News Agency

La Réserve naturelle des Seychelles à la une 5mins. 5secs. L'île de Cousin aux Seychelles a été reconnue par la communauté inernationale pour la gestion de l'éco-tourisme
et du littoral après que sa réserve naturelle est devenue la première africaine à figurer sur le programme de l'année internationale de la biodiversité. Les rapports contrôlés à Port-Louis montrent que
la Réserve naturelle spéciale de l'île de Cousin a été reconnue comme un bon exemple de pratique de
l'éco-tourisme et de gestion des côtes et de la mer dans deux articles publiés par deux organisations internationales.

La réserve spéciale, gérée par Birdlife Seychelles, est le seul exemple cité dans le livre, «  Sustainable Development of Tourism Compilation of Good Practices From East Africa and the Western Indian Ocean
Region ». Dans une lettre adressée au ministre du Tourisme et de l'Aviation civile, Simone de Comarmond,
le secrétaire général de l'OMC, Francesco Frangialli a déclaré : «  je suis sûr qu'il (ce livre) va améliorer l'image de l'industrie touristique aux Seychelles. » Le deuxième livre – «  Marine and Coastal Protected

Areas – A Guide for Planners and Managers » est publié par l'Union mondiale des conservateurs. L'île de Cousin a fait l'objet d'une étude dans les deux livres qui viennent de paraître. Le premier qui examine les
opérations de l'île s'intitule : «  Cousin Island – a Sea Island Reserve Scientifically managed by an NGO. »
Le livre décrit les réalisations de l'île dans  les domaines des recherches, de la surveillance, de l'éducation, de la conservation, de la gestion et de l'administration. 6
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Le chef exécutif de Birdlife Seychelles, Nimal Jivan Shah a révélé que l'image des Seychelles se reflète
dans les réalisations de l'île de Cousin, ce qui doit faire la fierté des Seychellois. «  Les gens se font toute sorte d'opinion des choses, mais l'une des meilleures mesures du succès demeure la validation et la

reconnaissnce par des organisations internationales de grand renom, » déclare Shah. «  Nous ne nous endormirons pas sur nos lauriers mais nous continuerons à battre de nouveaux records à Cousin et ailleurs, »
a-t-il ajouté. All African. Com

Déchet d'huile à moteur : Source de problèmes pour  les centres urbains 6mins. 7secs. Les déchets d'huile à moteur constituent une nouvelle menace pour l'environnement en Zambie. Auparavant,
la British Petroleum Zambia Plc rachetait les déchets d'huile à moteur pour retriatement dans son usine dans la ville de Kitwe. Mais depuis la fermeture de l'usine, les industriels et les mécaniciens garagistes se
voient maintenant obligés de se débarasser des déchets comme ils veulent.
«  Les déchets d'huile à moteur devraient faire l'objet d'une grande préoccupation écologique car, pour raison de constitution physique et chimique, ils constituent un grand danger pour les sols, l'eau et l'air, »

selon Jewitt Msinja, le secrétaire permanent au ministère de l'Environnement et des Ressources naturelles. Voilà pourquoi la branche zambienne de l'Institut de gestion des déchets en Afrique australe a organisé un
colloque au cours duquel les problèmes des déchets d'huile à moteur furent au centre des discussions.
Participaient au colloque des mécaniciens garagistes et des compagnies pétrolières. Le colloque visait essentiellement à examiner les effets écologiques d'huile déversée des garages et des stations-essence.

Au lendemain de la fermeture de la raffinerie Zambia BP qui s'est déplacée pour le Zimbabwe, les garages
et les stations essences se sont vus condamnés à verser les déchets dans les égouts et les fossés. Parfois, les déchets sont jetés dans les sources d'eau potable, les vidanges, les champs agricoles et les terrains

avoisinants. D'où la contamination de l'eau par les hommes et les animaux, ce qui dérange la vie aquatique dont poissons et grenouilles hostiles aux moustiques. L'Institut collabore maintenant avec des branches en
Afrique du Sud, en Namibie, au Zimbabwe et au Botswana pour l'élaboration d'un mécanisme favorable
au retraitement des déchets d'huile à moteur à des fins utiles. On s'attend à un moyen durable de réduction des déchets et, partant, la dégradation de l'environnement provoquée par la pratique du dumping des

déchets d'huile à moteur. Pan African News Agency

Tanzanie : menace de famine et invasion de chenilles 5mins. Au lendemain de la pénurie alimentaire la plus sévère de l'histoire du pays,  la Tanzanie est menacée d'un
autre cycle de famine, invasion de chenilles oblige. Le gouvernement a donné l'alerte pour annoncer que 5 des 20 régions continentales de la Tanzanie ont déjà été envahies par les chenilles et que six autres
régions risquent d'être touchées. Citons les régions envahies : Dodoma, Arusha, Mbeya, Iringa et Singida, régions où les chenilles se multiplient à un rythme alarmant. Trois des régions partagent des frontières avec
le Kenya au Nord, et, on craint que les chenilles ne gagnent le Kenya ou encore le Malawi et la Zambie voisins à partir de Mbeya.

Le ministère de l'Agriculture et de la Sécurité alimentaire n'a pas pû donner les détails des dégâts causés, mais on estime que des centaines de milliers de tonnes de grains des champs agricoles couvrant 7 780
hectares dans 5 régions ont été détruits. Le gouvernement tanzanien s'apprête à faire une demande d'un million de dollars américains à la FAO à Rome pour la lutte contre les chenilles. A noter que la Tanzanie
se bute aussi aux attaques des sauterelles, des rongeurs et des oiseaux quelea, lesquels , disent les responsables, risquent d'agraver la sécurité alimentaire en Tanzanie si on ne mène pas une lutte conrtre
eux. 7
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Un responsable du département de la protection des plantes, M. Sergei Mutahiwa a mis les pays avoisinants les régions affectées en garde contre le mouvement des chenilles qui se renforce par le temps et le vent.
The East Afican

Point de Vue
Egalité des sexes et la démocratie 17mins. 6secs. L'indifférence de la part des électeurs marque les élections au Zimbabwe depuis 1985, d'où l'aveu comme
quoi les responsables qui ont organisé les parlementaires de 2000 ont été accablés » par la participation
massive de l'électorat. Après le scrutin de 1980, la joie constatée a l'indépendance a disparu pour être remplacée par l'indifférence et on se retrouve devant la réalité. On ne voyait plus pourquoi il fallait voter.

Entant qu'une partie intégrale de l'électorat, les femmes n'ont pas été épargnées par cette tendance. L'avantage numérique des femmes par rapport aux hommes joue pour tout député aspirant. Mais est-ce
qu'on a pour autant pris les femmes au sérieux en tant qu'électrices ? Ou se voient-elles confier tout
simplement le rôle de chanteuse de louanges lors des campagnes électorales ? Est-ce que leur rôle sera limité pour toujours à chanter des louanges et à s'agenouiller sur la piste de l'aéroport international de

Harare pour endosser le crâne du mari d'une autre femme ? A vrai dire, le moment est venu pour que la femme , en tant que celle qui fait et défait les rois soient prises beaucoup plus au sérieux. Est-ce que les
partis politiques ne devraient pas rechercher avec plus d'énergie les votes des femmes ?
En tant qu'électrices, les femmes doivent raffiner leur compétence pour pouvoir examiner de près la politique et le record des partis vis-à-vis des femmes. C'est donc une conséquence inévitable que plus
dure l'existence d'un parti, plus dure le record qu'il a battu quant à négliger ou à prêter attention à certains points relatifs aux questions des femmes soulignés lors de ses campagnes électorales. Au Zimbabwe, en
réalité, si toutes les femmes éligibles se font inscrire et votent pour un parti, ce parti n'aurait pas besoin du vote d'un seul homme pour remporter la majorité au Parlement. On suppose là qu'il n'y ait pas de clause
dans la constitution qui garantit la nomination de 30 hommes députés par le président. Malheureusement au Zimbabwe, à cause de la structure des partis, les femmes ne jouent pas encore un rôle aussi important
que les hommes dans la vie politique.
IL faut souligner l'important, à savoir que l'environnement politique au Zimbabwe est hostile à la femme. Partout dans le monde, on voit la politique comme un jeu «  sale » qui est réservée aux hommes. Et une
femme qui se respecte ne doit pas jouer le jeu. Généralement, si jamais on se décide de faire la politique on fait un choix délibéré – non seulement de laver ses linges en public mais aussi de les étaler au vu de tous
grâce aux activités des adversaires politiques.
On maintient au Zimbabwe que la participation des femmes dans la politique devrait la transformer en une activité honnête et focalisée sur les problèmes et non sur les personnalités. Au Zimbabwe l'aspect négatif
de la politique s'est manifesté d'une façon uniquement bizarre : la violence politique partout dans le pays.
On a accusé le parti au pouvoir d'avoir envoyé les anciens combattants contre l'opposition. Il est malheureux de constater que le système encourage la loi du plus fort. Le fait que des femmes actives dans l'opposition

ont été attaquées vient rappeler à ces femmes qu'elles ne devraient pas faire la politique. Ce qui souligne encore l'impuissance des femmes, elles ont été prises pour cibles d'attaque même si elles n'occupaient pas
des postes importants dans l'opposition.
A mon avis, un autre facteur au détriment des femmes, ce qui les décourage à rechercher à se faire élire pour des postes politiques, les valeurs et les normes culturelles sont mal interprétées au détriment des 8
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femmes. D'où la perception comme quoi la femme est d'abord vue comme une femme et puis une
candidate possible. On se pose des questions sur son statut : Est-elle célibataire ou mariée ? Est-elle divorcée ? A-t-elle des enfants et elles les a eus de combien de maris ? On ne pose jamais ces questions

quand il s'agit d'un homme candidat. En effet, l'homme a bien le droit d'épouser deux ou trois. femmes. En dépit de ceci, il est toujours respecté. Le statut de la femme candidate est sujet d'élection et on néglige
sa capacité de résoudre les problèmes de sa circonscription. Dans une société idéale, le contraire doit être
le cas. En effet, certaines candidates ne vont pas au-délà de l'étape de sélection de leurs partis à cause de ces misconceptions.

J'ai appris, par expérience, combien il est cher de faire une campagne électorale. Au Zimbabwe, la plupart des fonds proviennent du parti du candidat. Dans un Zimbabwe idéal, chaque Zimbabwéen
devrait librement faire don de son talent, de ses ressources et d'autres possessions à son parti. Un parti ne peut pas faire se financer s'il n'a pas de source de revenus conformément à la loi sur le financement des
partis politiques. Il faut aussi ajouter que même si un parti dispose d'assez de fonds, les femmes candidates ne sont pas financées au même titre que les hommes candidats. D'où la nécessité de la part des femmes
de se faire tailler des postes stratégiques au sein des partis.
Il nous faut un gouvernement qui oeuvre pour un environnement favorable à la femme, à la bonne gouvernance et à la démocratie. Ainsi on doit tirer la sonnette d'alarme s'il n'y a qu'une seule femme ministre au sein du

gouvernement et l'alarme doit sonner plus haut que la sirène du cortège de l'entourage présidentiel. Un gouvernement digne du nom doit faire sienne la responsabilité de promouvoir non seulement un environnement
favorable aux femmes mais à l'égalité entre hommes et femmes dans une société libre et démocratique. Opinion raccourcie de Yvonne Malhunge dans The Zimbabwe Independent

«  Our People O ! Grant for Better Understanding 6mins. Quatre femmes écrivains se sont vues atrribuées la première subvention «  Our People O ! Grant for Better
Understanding ». La subvention est financée du fonds provenant de «  Our People O ! », un livre rédigé par une journaliste indienne de renom international, Alka Raza et l'épouse de l'  ancien ambassadeur
américain au Nigéria, Susan Twadell à l'occasion de l'année internationale des personnes âgées. Il s'agit de la vie d'un échantillon de Nigérians âgés à compter d'un journaliste chevronné à une femme batteur de
tambour traditionnel. Selon l'invité d'honneur,  le directeur régional de la Fondation Ford, le Dr Akwasi
Aidoo, «  la subvention vise à jeter un pont entre les jeunes et les Nigérians âgés, ceux qui vont au-délà de l'art pour l'art… ceux qui s'intéressent au développement.. des femmes auteurs douées qui s'intéressent à

l'expérience nigériane.» La subvention initiale est financée par la Fondation Ford.
Daniele Landry, qui représentait l'Agence des Nations unies pour la population a fait échos de ses sentiments
en précisant que les «  invités étrangers peuvent parfois, en effet, prendre plus conscience de la société que leurs hôtes. Car on trouve rarement des oeuvres qui brossent une image objective et authentique du

peuple d'un pays donné… le livre décrit les réalisations de gens très ordinaires et distingués au Nigéria. »
Les bénéficiaires de cette subvention ont été choisies pour refléter les principales régions géographiques
du pays. Nneka Osakwe enseigne à l'Université Nnamdi Azikiwe à Awka dans l'Est du pays. Elle est lauréate de plusieurs prix académiques nationaux et internationaux et grand défenseur des droits des enfants.

Le Nord a été reconnu grâce au poète et auteur de nouvelles, Binta Muhammed. Florence Inokweye, originaire de la région centrale du pays a été sélectionnée pour sa poésie, ses pièces de théâtre, son oeuvre
d'histoire et la défense des droits des enfants. Madame Kemi Wale Olaitan de l'Ouest du pays est
comédienne, journalistes et réalisatrice de radio qui se fait entendre dans le domaine de l'émancipation des femmes en Afrique. Chacune des bénéficiaires a reçu une somme de 100 000 naira pour soutenir ses

efforts et faciliter la publication de ses oeuvres dans le domaine de la sensibilisation socio-économique. CFC 9
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Nouvelles variétés de manioc introduite en RDC 3mins. 5secs. L'Institut national d'étude et de recherche agricole en République démocratique du Congo a introduit 200
nouvelles variétés de manioc mises à l'essai à l'Institut international d'agriculture tropical à Ibadan au Nigéria. Les variétés qui s'adaptent bien aux conditions locales seront reproduites et distribuées aux
agriculteurs locaux. A cet effet, l'institut a annoncé le commencement de l'essai de deux pépinières à Mvwazi et à Mbakana dans les faubourgs de Kinshasha. La première pépinière a été créée grâce à l'aide
de l'institut tandis que la seconde jouit de l'appui du Centre agricole pour le développement intégré à
Mbakana où 100 000 boutures ont été cultivées. L'introduction et la mise à essai des nouvelles variétés cadrent avec les efforts fouirnis par les autorités congolaises pour éliminer les insectes nuisibles au manioc.

A noter que le manioc est la denrée principale de plus de 70% des Congolais particulièrement les habitants de Bundundu, des provinces du Bas-Congo et de Kinshasha. Ces efforts appuyés par la Fao, rentrent
dans le cadre d'un projet en vue d'une approche durable à l'amélioration de la sécurité alimentaire. Pan African News Agency

Dépêche
Energie renouvelable et durable, cruciale ce millénaire 4mins. 5secs. Le directeur exécutif du Pnue, Klaus Toepfer a déclaré qu'une énergie peu hostile à la nature dont le

solaire, la vent et l'  énergie des vagues s'est l'un des problèmes les plus pressants confrontant l'homme ce
millénaire. M. Toepfer qui tenait ce propos au cours d'une réunion sur  l'énergie renouvelable à Paris a déclaré qu'une telle énergie «  doit être au centre d'un développement durable s'il faut vraiment mâter les

menaces des changements climatiques et trouver une solution à la pauvreté et à la maladie dans les pays en développement. » Il a ajouté qu'un «  développement durable, ou ne pas tromper nos enfants, veut dire la
promotion d'un envrionnement enrichi et assaini dans nos villes en croissance où il doit faire bon vivre et
travailler ; et s'assurer que les misérables du monde ne détruisent les forêts en quête de bois pour cuisson et chauffage. »

La déclaration de M. Toepfer intervenait lors de la réunion en janvier de la Commission spéciale du G8 sur l'utilisation de l'énergie durable. Les ministres de 10 pays africains se sont retrouvés au siège du Pnue à
Nairobi pour adopter une position commune sur l'utilisation de l'énergie durable. Les ministres vont soumettre leur rapport à la neuivème Session de la Commission sur un développement durable en avril. A
noter que la 21e Session du Conseil d'administration du Pnue s'est déroulée du 5 au 9 février. Au menu de cette réunion à laquelle participaient les ministres des pays du monde, une énergie renouvelable et
durable. Pan African News Agency

Le Monde des marécages – un monde à découvrir 9mins. Les pionniers qui ont réussi à faire rassembler les représentants de 18 pays dans la petite ville de Ramsar,
en Iran au bord de la mer Caspienne à la fin du mois hivernal de janvier doivent vraiment être fiers de leurs accomplissements à l'époque.. Car la Convention sur les marécages y a été adoptée le 2 février. Trente
ans après jour pour jour, la convention est devenue un instrument valide au service de 123 parties signataires pour assurer la conservation et l'usage judicieux de leurs marécages. La convention de Ramsar, un document
de quelques pages avec 12 articles seulement, a réussi la création d'un mouvement international pour la
sécurité d'un éco-système, le plus productif mais menacé, du monde.

On a constaté au cours des dernières années que la Convention sur les marécages est plus qu'un simple instrument de droit international. Elle comprend un mouvement avec des membres voués au sein des

agences gouvernementales, de la communauté scientifique, des organisations internationales, des ONGs 10
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nationales et internationales et des groupes de communautés à la base. Sont aussi membres, des autochtones et des chefs exécutifs du secteur privé. Voilà donc ceux qui font vibrer et bouger la Convention, un aspect
important qui doit être apprécié et renforcé sans oublier le respect des règles d'opération de toute convention inter-gouvernementales. La Convention de Ramsar se vante aujourd'hui de 123 Pays membres, de 1 042
sites sur la liste des marécages de renom internationale couvrant 800 000 km 2 de principales régions marécageuses, d'un bon nombre de pays avec des politiques nationales sur les marécages et des plans
d'action, d'un ensemble impressionnant d'instruments techniques et de politique développés dans le
cadre de la Convention et adoptés par la conférence des parties signataires.

Nous ne pouvons pas pour autant relâcher nos efforts. Plusieurs sites de Ramsar sont menacés et bon nombre des sites ne disposent d'aucun plan de gestion efficace. Certaines politiques nationales des
marécages n'existe qu'en théorie et dans certains des pays, la direction de Ramsar est trop faible pour
influencer la politique et l'action des autres agences du gouvernement qui contrôlent de facto les ressources des marécages du pays.

Pour remédier à cette faiblesse, il nous faut encourager beaucoup plus de personnes à faire partie du mouvement Ramsar. Nous devrons déployer davantage d'efforts afin d'aider le peuple à découvrir
l'importance et les valeurs des marécages et ce faisant, nous serons à mesure de faire confiance à un nombre accru de défenseurs quand il s'agit d'élire un gouvernement ou d'influencer les décisions sur la
gestion des ressources naturelles. Voilà l'essentiel de la Journée mondiale des marécages 2001 sous le thème de «  Le monde des marécages – un monde à décoiuvrir ». Le 2 février, 2001 est le jour où le
peuple doit découvrir les valeurs et l'importance des marécages. Et ce faisant, nous aurions fait une
grande contribution à la promotion de la santé écologique de notre planète, notre commun, et jusque-là, seul habitat.

Delmar Blasco, secrétaire général de Ramsar

Pour les enfants
La chasseuse 17mins
Au petit matin, Jamina accompagna son grand-père pour récolter le miel. Ils suivirent l'oiseau de miel trop avant dans la brousse. «  Je vais voir des éléphants ! » Cria Jamina. «  Grand-père, tu crois qu'on va les

voir ? »
«  Tu dois avoir la chance, » dit le vieux. On les voit rarement maintenant. Surtout depuis l'arrivée des
chasseurs. »

Les chasseurs ! Son regard s'éclaira. «  Je vais devenir un chassuer ». Jamina jouait aux chasseurs. Elle chassait le grand éléphant ; elle suivait la trace du rhino bien avant dans la brousse ; elle traquait les lions
fiers. Puis elle se retourna pour chercher son grand-père. Mais elle s'était bien égarée dans la brousse et
le vieux et l'oiseau de miel ont disparu. Elle poussa un cri mais pas de réponse. Puis très loin dans l'air Jamina entendit un son. Un cri triste et désespéré qui tira fort sur son coeur. Elle s'empêcha de respirer et

écouta. Jamina regarda. Des vautours suspendus immobiles dans le ciel et la chaleur ardente de la journée et tout autour d'elle, elle pressentit le danger.

«  Ne te rend jamais seule dans la brousse, » avaient averti les parents. Le son était si funèbre qu'elle ne pouvait s'empêcher de le suivre. Elle continua de plus en plus… et arriva dans une clairière. Elle y trouva
un petit éléphant qui essayait en vain de réveiller sa maman. Les chasseurs y étaient et, tout comme 11
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Jamina, le petit s'est égaré et avait peur. «  Ne pleure pas, petit, » murmura-t-elle. Jamina s'inclina pour
écouter. Peut-être le troupeau se trouvait tout près. Mais elle n'entendait que  les grincements incessants d'insectes dans la chaleur. Elle savait que le petit ne pouvait pas survivre seul. Elle allait tenter de l'emmener

à la maison et, peut-être, ils vont trouver la famille en partant. Mais le petit était effrayé.
«  Je ne suis pas une chasseuse, » chuchota-t-elle. Pour longtemps, elle parla au petit éléphant et il se
calma et la flaira avec sa trompe. Jamina se leva et fit quelques pas. Le petit la suivit, en trotant sans forces dans la chaleur ardente. Puis la pluie et l'éléphant, rafraîchi par elle, retrouva ses forces et continua la

marche. Parfois, ils glissèrent et s'avancèrent avec peine. Mais ils continuèrent de marcher en défiant la tempête. Quand le ciel s'éclaircit, le petit s'excita et pour un moment, Jamina se croyait entendre des
éléphants. Mais quand elle cessa d'écouter, il n'y avait que des bruissements du vent dans les herbes.
Pendant longtemps, l'éléphant ne bougea pas. Puis, tristement et doucement, il s'avança.

«  Si tu t'égare, » lui avait dit son grand-père, «  suit les troupeaux de midi ; ils vont te conduire jusqu'au fleuve. Notre foyer se trouve de l'autre côté. » Jamina et le petit mirent beaucoup de temps savant de
trouver le troupeau de zèbres qui partait en traversant la plaine. Ils se déplacèrent ensemble avec les
animaux assoiffés toute la journée. Au coucher du soleil, ils arrivèrent, en fin au fleuve. Mais des yeux invisibles les survaillaient depuis le fleuve et Jamina pressenti le danger. «  C'est dangereux de traverser par

ici, petit, » dit-elle. Ils nous faut nous avancer. » Quand Jamina se retourna, elle croyait qu'elle allait voir des éléphants à l'horizon. Elle cligna et plissa les yeux mais il n'y avait que des acacias, miroitant dans la
chaleur voilée. Jamina et l'éléphant partirent, mais le petit ne tarda pas à se ralentir.
«  Juste un peu plus loin, » Jamina supplia le petit. Mais il était trop fatigué pour continuer. En  l'attendant, Jamina pensa à sa mère. Si elle pouvait seulement l'appeler ; les gens ne tarderont pas à s'inquiéter et ils
se lanceront à la recherche. Le petit murmura. Elle le tapa doucement. Il n'a pas de mère à appeler. «  Ecoute ! » Jamina fit taire l'éléphant. Ils pouvaient entendre des voix. Mes parents ! Pensa-t-elle.
Mais les ombres noirs à l'horizon ne sont pas ses parents.
«  Des braconniers ! » souffla-t-elle. Or Jamina s'estimait, elle aussi, chassée.. Elle pria que le petit ne gémisse pas. Mais l'éléphant pressentait du mal et resta immobile comme une pierre jusqu'à la fin du
danger. Il fit noir et les cris et les hurlements des créatures nocturnes firent trembler Jamina. Elle se blottit
contre le petit et effrayée, elle finit par s'accrocher à lui quand ils entendirent la plainte profonde et terrible d'un affamé qui s'approchait.

Au moment où Jamina s'attendait à être attaquée, elle se souvint de la parole de son grand-père. «  Si jamais tu est en danger, » avait-il dit, «  ne perd pas l'espoir. » Donc Jamina écouta pour entendre ses
parents. Elle ferma les yeux et souhaita les voir. Mais elle vit plutôt des éléphants. Elle se fit une image des grands troupeaux d'antan. Les grands éléphants que son grand-père avait vu lorsqu'il fut jeune. L'ombre
des grands éléphants qui se déplacèrent comme des fantômes à travers la plaine. Elle pouvait entendre les murmures profonds et doux tout près. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle se vit entourée d'éléphants comme
si elle les avait invités dans son rêve. Jamina n'avait pas peur.
«Tien ce petit,» dit-elle. «  Et prend soin d'elle. » Au petit matin, la mère de Jamina la retrouva endormie dans les herbes. «  Je jouais au chasseur et je me
suis égarée, » dit Jamina. Elle se rapprocha de sa mère en route. «  Je ne deviendra jamais chasseur, » se dit-elle à leur arrivée au village.
Paul Gerarty dans le livre «  The Hunter » 12
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Et pour terminer
Célébrons la joie de l'expérience africaine avec ces proverbes
La Sagesse Ne passe pas la soirée dans une maison où vous n'êtes pas prêts à passer la nuit

Ethiopie.
N'insultez pas un crocodile lorsque vous êtes tout proche d'une rivière
Ouganda

La patience Une poulette ne fait pas gratter le sol avec deux pattes
Guinée Equatoriale
La patience est l'oeuf qui fait éclore deux grands oiseaux Zimbabwe

…Et un mot sur la conservation
Qui plante les arbres aime ses voisins Thomas Fuller, 1723

N'oubliez pas… Le coeur est comme une plante, qui pousse où elle veut
Zimbabwe African Proverbs. 13

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