Document Body Page Navigation Panel
JUSTICE SOCIALE
Appel pour protection globale des droits de l'homme 13mins. 6
Human Rights Watch affirme que la portée des problèmes de droits de l'homme
dans le monde dépasse la compétence des institutions internationales.
SANTE
Journée internationale du sida : bilan sombre 7mins. 8
Les hommes doivent changer leur comportement sexuel afin d'arrêter la
progression
de la pandémie mortelle, propos de l'Onu à l'occasion de la Journée du sida.
Guerre contre le sida en Afrique 8mins. 13secs. 9
Pour la lutte contre la maladie, il faut une approche aggressive à la
mobilisation des
acteurs clés tant au niveau national qu'international, c'est l'un des points
soulignés
au second Forum 2000 pour le développement de l'Afrique à Addis Abeba.
Engagement renouvelé des leaders africains à la lutte contre le sida 11mins.
8
Les leaders africains s'engagent de nouveau à la lutte contre le vih/
sida.
C'était au second Forum pour le développement de l'Afrique.
Environnement
POLLUTION
Zimbabwe : mesure musclée à l'encontre de la pollution 4mins. 17secs. 3
On se félicite généralement de la décision des autorités zimbabwéennes
de pénaliser les propriétaires de véhicules polluants à partir de janvier 2001.
Travaux sur les produits dangereux en Afrique du Sud 8mins. 5
La cinquième séance de travail de la Convention de l'Onu qui présente
une
occasion historique pour l'interdiction ou un contrôle strict de la production
et l'utilisation des produits chimiques nuisibles à l'homme s'est déroulée à
Johannesbourg en décembre.
CONSERVATION
Disparition chaque semaine de deux espèces d'une variété d'animal domestique
10mins. 4
du monde
La Fao affirme que deux espèces d'une variété d'animal doemstique de
valeur
disparaissent chaque semaine.
Découverte historique marquée par une tragédie 8mins. 7
Un poisson coelacanthe dont les ancêtres remonteraient à 400 millions
d'années
a été découvert au large de la côte de St Lucia dans le Kwazulu-Natal en Afrique
du sud, mais cet événement a été marqué par la mort de deux personnes.
CLIMAT
Au point mort, Conférence sur les changements climatiques 6mins. 30secs.
4
Les négociations sur les changements climatiques à La Haye ont échoué
à
l'issue de deux semaines de travaux : les ministres et les diplomates n'ont
pas pû se
mettre d'accord sur la mise en application du Protocole de Kyoto. 1
1 Page 2 3
January 2001 (French) CHANGE Radio Vol. 11 No. 24
2
Point de Vue
DEMOCRATIE ET BONNE GOUVERNANCE
Afrique : course à la démocratie 13mins. 10
Le secrétaire général de l'Onu, Koffi Annan s'exprime sur le concept
de la
démocratie alors que son pays traverse une période électorale historique.
A noter…..
SANTE
160 morts : bilan du virus ébola en Ouganda 4mins. 5secs. 11
400, c'est le nombre de pesonnes atteintes de la maladie mortelle ebola;
160 des victimes sont déjà mortes.
FEMME ET JEUNESSE
Action des filles pour arrêter la mutilation des organes génitaux chez les
femmes 2mins. 8secs. 12
Deux jeunes filles kenyanes ont réussi à amener la justice à ordonner
à leur parent
de ne pas les forcer à subir la mutilation de leurs organes génitaux.
« Bow you must!» : un autre appel à l'action 5mins. 12
La lutte pour l'égalité des sexes est mise en relief dans un livre sur
l'émancipation
des femmes. Il s'agit de « Bow you Must », rédigé par Ada Okere Agbasimalo.
Dépêche
Appel pour les nominations 4mins. 50secs. 12
Le conseil mondial de la Santé sollicite des nominations pour le prix
Jonathan Mann de la santé globale et des droits de l'homme.
Sommet de la Terre 2002 prévu pour Afrique du Sud 6mins. 22secs. 13
Le département sudafricain de l'Environnement et du Tourisme a annoncé
que
l'Afrique du Sud a été choisie pour abriter l'Assemblée générale des Nations
unies
sur l'environnement et le développement.
Chiffres
Rompre le silence sur la violence contre les femmes 3mins. 10secs.
14
Au lendemain de la Journée de White Ribbon, les chiffres publiés soulignent
le besoin
d'arrêter la violence contre les femmes.
Pour les enfants
Ce qui fait rire Ketu 21mins. 14
L'histoire de Ketu, un homme qui avait l'habitude de trop rire et comment
cela lui a
créé des ennuis.
Et pour terminer…..
Quelques citations importantes pour célébrer la sagesse africaine
16 2
2 Page 3 4
3
January 2001 (F r e n c h ) CHANGE Radio Vol. 11 No. 24
Zimbabwe : mesure musclée à l'encontre de la pollution 4mins. 17secs.
« C'est l'information la plus merveilleuse que j'aie apprise depuis des
années de campagne », déclare
Emmanuel Koro, un consultant écologiste qui commentait la décision des autorités
zimbabwéennes de pénaliser les propriétaires de véhicules polluants à partir
de janvier 2001. Il est membre d'un petit groupe
d'écologistes qui ont réussi, à l'issue de plusieurs années de campagne, à convaincre
le gouvernement zimbabwéen à prêter beaucoup plus d'attention à ce problème
qu'il a jugé peu important et peu préoccupant.
Il y a quelques années, le Zimbabwe ne disposait d'aucune loi sur la protection
de l'environnement, et même à l'heure actuelle, les lois adoptées sont peu claires
et rarement mises en vigueur. Mais pour les
petits groupes de défenseurs de l'environnement, toute mesure quelque soit la
nature, adoptée par le gouvernement pour lutter contre la destruction et la
pollution de l'environnement telle la nouvelle taxe
imposée sur les automobiles, s'avère un événement qui mérite d'être célébré.
Le ministre des Finances,
Simba Makoni a annoncé la nouvelle taxe dans le budget qu'il a présenté en novembre.
Les défenseurs de l'environnement estiment que la mesure réduira la pollution.
Elle contribuera aussi à la sensibilisation de la
population au besoin de la salubrité de son environnement.
Il s'agit là d'un pas dans la bonne direction, même s'il faudra d'autres mesures
complémentaires pour
décourager le peuple à détruire aveuglement l'environnement, déclare Koro, expert-conseil
auprès d'Africa Resources Trust. « Il nous faut relier le concept de protection
de l'environement à la vie quotidienne du
peuple », selon lui. Une étude récente de l'Onu montre que l'air dans la capitale
zimbabwéenne, Harare, était l'oeuvre des fumées émises chaque jour par les quelques
400.000 automobiles de la ville. Selon les
défenseurs de la nature, les automobiles seraient le plus grand agent polluant
du pays avant les émissions et
les déchets industriels. Pan African News Agency
Les lauréats du prix du journalisme de l'Ue 3mins. 19secs. La fédération
internationale des journalistes a annoncé les lauréats du prix Lorewnzo Natali
du journalisme
institué par la Commission européenne. Le prix Natali, institué à l'honneur
de feu commissaire au Développement de la Commission et grand défenseur des
droits de l'homme, est attribué chaque année
aux journalistes qui travaillent dans les domaines de la démocratie et des droits
de l'homme en tant qu'éléments importants de développement.
Les deux premiers prix de l'année assortis de 10.000 Euros -un pour les journalistes
de l'Union européenne et l'autre pour les journalistes du Sud, ont été partagés
par quartre journalistes de renom. Il s'agit de Atiya
Achak Ulwisut qui trvaille pour The Nation de Thaïlande et de Fariah Razak Haroon,
journaliste indépendant auprès de Dawn magazine du Pakistan. Le premier prix
pour les journalistes de l'Union européenne a été
remporté par Marco Bello et Paolo Moiola évoluant au Mondo e Missione et Astrid
Prange, journaliste
indépendant qui écrit pour Deutsches allegemeines sonntagsblatt.
« Ces travaux montrent qu'un journalisme professionnel et objectif joue un
rôle important dans la mise en relief de la façon dont les bonnes intentions
des déclarations des droits de l'homme affectent la vie du
peuple, » a déclaré Aidan White, secrétaire général de la FIJ, qui organise
la distribution des prix chaque
année. « Les juges ont examiné les participations des journalistes des droits
de l'homme et du développement de 44 pays. Ils ont conclu que la presse, particulièrement
dans les pays développés doit prêter beaucoup
plus d'attention à ce domaine. » Fédération internationale des journalistes.
3
3 Page 4 5
January 2001 (French) CHANGE Radio Vol. 11 No. 24
4
Disparition chaque semaine de deux espèces d'une variété 10mins.
d'animal domestique du monde Selon le Programme alimentaire mondial, le
monde perd chaque semaine deux espèces d'animal domestique
de valeur. « La tendance est très alarmante en Afrique : le nombre de la
race mammifère menacée d'extinction est passé de 8% à 19% depuis1995, » selon
un document de l'agence. « La situation est pire
pour les oiseaux dont le nombre d'espèces menacées est passé de 20% en 1995
à 34% en 1999 »,
ajoute le document.
Ces chiffres sont publiés dans la 3ème édition de la liste des variétés d'animal
domestique de l'observatoire mondial, document publié conjointement par la Fao
et le Programme des Nations unies pour l'environnement.
Au cours de la dernière décennie, la Fao a facilité le rassemblement de données
de 170 pays sur près de
6.500 races de mammifères et d'oiseaux domestiqués dont bétail, chèvres, moutons,
buffles, yaks, cochons, chevaux, lapins, poulets, dindons, canards, oies, pigeons
et même autruches. Au cours des 100 dernières
années, nous avons perdu 1.000 espèces. Et nous venons de découvrir que les
races d'animal domestique sont toujours menacées, et qu'une tierce est actuellement
en voie de disparition, » précise Keith Hammond,
responsable des ressources génétiques animales de la Fao.
La banque de données globales de la Fao pour les ressources génétiques animales
contient des renseignements sur 6.379 types de 30 races de mammifères et d'oiseaux.
On y trouve aussi des informations
sur la population de 4.183 espèces dont 740 ont déjà disparues et 1.335 soit
32% sont jugées en grand danger de disparition. Selon Hammond, depuis 1995,
le nombre d'espèces de mammifères menacées est
passé de 23% à 35% après la mise à jour par des pays de leur données sur les
ressources génétiques animales. La situation des oiseaux serait encore plus
grave, le taux d'espèces menacées d'extinction ayant
passé de 51% en 1995 à 63% en 1999. « Chose alarmante, à moins d'une action
adéqaute, on peut perdre 2.255 espèces d'animal domestique d'ici deux décennies, »
prévoit Hammond qui ajoute que la
variété d'animal domestique se veut unique et ne peut pas être reconstituée.
« Il est vrai que la biotechnologie
contribue à l'amélioration des races mais on ne peut pas remplacer les races
perdues. Les diversités sont perdues pour toujours, » a-t-il ajouté.
A noter que la plus grande menace pour les animaux domestiques est l'exportation
à partir des pays développés vers ceux en développement, ce qui se solde par
le métissage ou même le remplacement des
espèces locales, devait-il indiquer. Alors que les populations des pays en développement
jugent toujours les races des pays développés plus fécondes, le document précise
« cependant qu'il existe un problème en
ce sens que ces animaux sont surtout faits pour les conditions de leur pays
d'origine et s'adaptent souvent difficilement à l'environnement hostile des
pays en développement. « On estime que 4.000 des espèces
qui restent au monde sont toujours appréciées par les éleveurs mais quelques
400 seulement sont élevées,
la plupart dans les pays développés » selon Hammond. L'environnement souvent
hostile des pays en développement caractérisé par des climats chauds, secs et
tropicaux exigent des types spéciaux de
ressources génétiques animales qui leur conviennent, » a-t-il conclu. En Afrique
sub saharienne, on a enregistré dans l'ensemble 738 espèces dont 15% sont menacées.
Pan African News Agency
Au point mort : conférence sur les changements climatiques 6mins. 30secs.
La conférence sur les changements climatiques organisée à La Haye en novembre
était tombée dans une
impasse à l'issue de deux semaines de négociations intenses. Les ministres et
les diplomates n'ont pas pû se mettre d'accord sur la mise en application du
Protocole de kyoto. Ils ne sont pas aussi parvenus à 4
4 Page 5 6
5
January 2001 (F r e n c h ) CHANGE Radio Vol. 11 No. 24
s'entendre sur la meilleure façon de renforcer la coopération financière
et technique entre les pays développés et ceux en développement en matière de
politique pour la promotion de la technologie et pour l'amélioration
des climats. M. Jan Pronk, président de la Conférence et ministre de l'Environnement
des Pays-Bas, s'est dit bien deçu que les leaders politiques n'ont pas pû s'entendre
et mettre les dernières touches à la
politique pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, surtout que
le grand public s'y attendait.
« Je pense que la volonté politique pour réussir ne fait pas défaut et je suis
persuadé que nous nous retrouverons dans le plus proche avenir pour la mise
au point d'un accord qui facilite une action efficace
pour le contrôle des émissions et pour la protection des pays les plus vulnérables,
des effets du réchauffement de la planète. »
Cependant la conférence a réussi à identifier un programme de soutien financier
et de transfert de technologie pour aider les pays en développement à contribuer
à l'action globale sur les changements climatiques.
Mais aucune réponse n'a été trouvée à la principale question politique dont
un système international de trafic des émissions, « un mécanisme de développement
propre, les règles de calcul d'émissions réduites
des « cloaques » de carbone tels que forêts, et un régime d'accord.
« La conférence souligne l'importance et les difficultés d'effectuer le passage
à une économie de carbone à basse quantité », indique le directeur exécutif
du Programme des Nations unies pour l'environnement.
« Il vaut mieux suspendre les négociations et les reprendre plus tard afin
que nous puissions faire des progrés que d'engager des démarches irréfléchies
qui n'aboutiront à rien. » Un texte de compromis
préparé par M. Pronk sera présenté en tant que document de travail à la reprise
de la sixième session de la conférence des parties à la Convention des Nations
unies sur les changements climatiques. Les négociations
pourraient avoir lieu en mai à Bonn, siège du secrétariat de l'agence chargée
des changements climatiques. This Day
Travaux sur les produits chimiques dangereux en Afrique du Sud 8mins.
Les travaux du 5ème traité de l'Onu, qui présente une occasion historique
pour l'interdiction ou un contrôle strict de la production et de l'utilisation
des produits chimiques nuisibles à l'homme, se sont
déroulés à Johannesbourg en décembre. Les experts indiquent que les négociateurs
à la session de la convention sur les polluants organiques persistants (POPs)
espéraient réussir un accord qui prévoit
l'élimination de 12 des produits chimiques les plus dangereux du monde. La conférence
allait aussi élaborer
des critères pour l'élimination d'autres produits chimiques et fournir une assistance
technique et financière aux pays en développement qui recherchent d'autres alternatives
plus propres.
Mais selon le Fonds mondial pour la nature, la réussite du traité dépendrait
de l'élimination et non de la gestion de ces produits chimiques et toxiques,
qui doit être au centre de l'objectif principal assortie d'une
aide financière et technique en faveur des pays en développement. « Il s'agit
là d'une occasion que les négociateurs doivent profiter pour se prononcer contre
les contaminations provoquées par les produits
chimiques toxiques et pour mettre les dernières touches au premier grand traité
sur l'environnement du millénaire, » a laissé entendre Clifton Curtis, directeur
de la Global Toxic Chemicals Initiatives du Fonds
mondial pour la nature.
Les POPs sont des produits chimiques qui se décomposent très lentement dans
l'environnement. Ils se déplacent pour des milliers de kilomètres dans l'air
et dans l'eau et produisent des effets extrêmement
toxiques pour les animaux et les hommes. Ils seraient responsables des problèmes
d'accouchement, de cancer et de développement. Comble de malheur, les polluants
se trouvent dans les corps de l'homme, la 5
5 Page 6 7
January 2001 (French) CHANGE Radio Vol. 11 No. 24
6
femme et des animaux de la planète. L'Afrique du Sud a identifié un certain
nombre de POPs qui doivent être éliminés. Parmi eux des pesticides
et des produits chimiques tels aldrine, dieldrine, endrine, chlordane, hexaclorobenzène,
mirex, toxaphène
et heptachlore qui sont tous interdits. Par ailleurs, les POPs produisent des
effets néfastes sur la santé, l'environnement, l'économie et le commerce.
Les produits tels dioxine, furanes et PCBs qui sont les
dérivés issus de plusieurs activités industrielles figurent sur la liste prioritaire
des produits qui seront détruits.
L'Alliance Globale pour d'autres alternatives à l'incinération (GAIA) estime
que l'on doit supprimer
l'incinération en faveur d'un ensemble d'alternatives dont recyclage et le développement
d'une technologie plus sûre pour se charger des déchets médicaux visant à arrêter
l'incinération des déchets a été lancée en
Afrique du Sud à l'occasion des dernières discussions intergouvernementales.
Plus de 70 défenseurs à la base de la nature et de la santé publique de 23 pays
se sont regroupés pour la promotion des alternatives
à l'incinération afin de protéger l'environnement et la santé humaine.
Les groupes écologistes internationaux ont protesté à l' ouverture des travaux
et ils ont réclamé un traité international efficace pour l'élimination de certains
des produits toxiques les plus dangereux au monde.
All Africa Com.
Appel pour protection globale des droits de l'homme 13mins. Human Rights
Watch affirme que la portée des problèmes des droits de l'homme dépasse la capacité
des
institutions internationales. Dans son rapport annuel sur la situation des droits
de l'homme dans le monde, l'organisation demande « une structure internationale
renforcée » pour relever les défis.
Le rapport 2001 de l'organisation publié en prévision de la Journée des droits
de l'homme le 10 décembre dresse le bilan de la situation des droits de l'homme
au cours de l'année écoulée dans 20 pays. Le rapport
examine aussi la réponse de la communauté internationale aux cas graves de violation
des droits de l'homme. Le commerce et les investissements internationaux doivent
prévoir la protection des droits de l'homme,
souligne le rapport de Human Rights Watch. Et maintient qu'il faut à l'Onu plus
de ressources afin qu'elle
puisse aider à mettre un terme aux conflits armés et aux problèmes de réfugiés.
Le système naissant de justice internationale, dont le tribunal interenational
pour les crimes de guerre doit jouir du soutien de tous les pays y compris les
Etats Unis. « Le monde ne dispose d'aucune institution bien
équipée pour faire face aux problèmes de droits de l'homme, » précise Kenneth
Roth, directeur exécutif
de Human Rights Watch. « Il nous faut à titre d'urgence remédier à ces défauts
institutionnels. » Parmi les crises citées dans le rapport celles de la Russie
et son comportement durant la guerre en Tchétchénie. On
y a constaté plusieurs cas de violation des droits des civils. Bien que les
Nations unies aient critiqué la Russie, Moscou s'est en général, soustrait aux
conséquences internationales de sa conduite en Tchétchénie.
Les atrocités sont toujours monnaie courante en Sierra Léone où sévit une
guerre civile depuis neuf ans, cela en dépit de la capture du leader historique
des rébelles. Les efforts par la communauté internationale
de créer un tribunal pour les crimes de guerre en Sierra Léone piétinent toujours.
Et ailleurs, en Colombie, les autorités militaires entretiennent encore des
relations avec les éléments para-militaires qui ont commis
de graves violations des droits de l'homme. Il va sans dire que la décision
du Président Clinton d'abandonner
l'aspect des droits de l'homme du « Plan Colombie » et l'aide massive américaine
vont aggraver la situation.
En Indonésie, les autorités n'arrivent toujours pas à contrôler les milices
au Timor Occidental après la terreur qu'elles avaient semée au Timor Oriental
en 1999. Les insurgés opèrent aussi librement à Aceh et 6
6 Page 7 8
7
January 2001 (F r e n c h ) CHANGE Radio Vol. 11 No. 24
à Ambon. On note aussi la réaction musclée des israéliens face aux manifestations
par les Palestiniens qui protestent la présence israélienne dans la Bande de
Gaza et en Ci-Jordanie, ce qui a déjà fait plusieurs
morts parmi les civils. A l' occasion du 50ème anniversaire du Haut commissariat
des Nations unies pour les réfugiés le 14 décembre certains pays moins développés
supportent toujours le gros des frais pour se
charger des réfugiés. Les pays développés qui ont créé le Hcnur devraient porter
le poids de l'affaire en terme financier et se mettre prêt à recevoir les réfugiés.
Human Rights Watch reconnaît les gains de l'économie
mondiale dont richesses, possibilité et emplois mais maintient que les manifestations
de rue consatées
l'année écoulée à Seattle, à Prague, à Washington D. C et ailleurs traduisent
la préoccupation populaire au sujet des conséquences néfastes sous forme du
nombre croissant de personnes vivant dans la misère et de
cas de violation des droits des travailleurs immigrés. En ce qui concerne
la polémique au sujet de la globalisation, le problème des droits de l'homme
s'impose s'il faut trouver une solution à la pratique par
des gouvernements et des sociétés qui se font concurrence en ayant recours à
la répression.
Sur les lieux du travail, les travailleurs devraient profiter de la liberté
d'association pour se regrouper au sein d'un syndicat afin de rechercher l'amélioration
de leur situation de travail. Il faut aussi mettre à profit
les lois contre la discrimination pour aider les personnnes en marge de la société
à récolter les fruits de leurs efforts au même titre que d'autres personnes
Au niveau de la société, grâce au respect des droits civiques et politiques,
dont le droit d'élire son gouvernement, les personnes défavorisées devraient
contribuer au développement social et économique
de leur pays, et surtout quand il s'agit de l'augmentation du salaire minimum
garanti, la protection des syndicalistes contre les représailles, la mise en
vigueur des lois contre la discrimination et la pratique des
investissements de façon à promouvoir les valeurs sociales. Cet accent sur les
droits ne garantirait spécifiquement aucune échelle des salaires, conditions
de travail ou politique réglementaire. Il n'assureraient
non plus l'éliminatin des décalages dans les négociations pour convention collective
de travail ou des méfaits sociaux. Mais il convient de noter que garantir les
droits ne ferait qiu'amener une société active à
se faire entendre tout en permettant à la population du monde de contribuer
au développement de la société. Human Rights Watch
Découverte historique entachée de tragédie 8mins. Un poisson coelacanthe
dont les ancêtres remonteraient à 400 millions d'années a été découvert au large
de la côte de St Lucia dans le Kwazulu-Natal en Afrique du Sud. On croyait que
le poisson dénommé
dinosaure du fond marin à cause de ses traits préhistoriques, n'existait plus
jusqu'à la découverte d'un poisson mort dans le filet d'un chalutier au large
de East London en Afrique du Sud en 1939. La
découverte avait défrayé la chronique dans le monde entier. Deux scaphandriers
avaient pris la photo vidéo de la mesure de six coelacanthes – près de 2 mètres
de long – à 115 mètres de profondeur non loin
de la satation balnéaire populaire.
La découverte spectaculaire il y a deux semaines a été entachée au moment où
l'un des scaphandriers, Dennis Harding, âgé de 34 ans a trouvé la mort lorsqu'il
prenait la photo du poisson. Un autre plongeur
non identifié a aussi eu des problèmes mais a dû être sauvé. Il y a deux ans,
le scaphandrier, Riaan Bouwer était mort au même endroit à la recherche du poisson.
Le sud africain Phil Heemstra, expert en coelacanthe,
qui a examiné la mesure a confirmé qu'il s'agit bien sûr de coelacanthe. En
décembre, St Lucia a été classée parmi le premier patrimoine mondial de l'Afrique
du Sud et on s'attend à ce que cette découverte
renforce le tourisme dans la région. Les coelacanthes qui subsistent depuis
30 millions de générations, sont les derniers exemples de crossopterygiens dont
les nageoires ressemblent aux pattes des premiers 7
7 Page 8 9
January 2001 (French) CHANGE Radio Vol. 11 No. 24
8
batraciens. Il s'agit là du bout de la ligne que les scientifiques pensent serait
à l'origine des premiers vertébrés terrestres
tétrapodes. La découverte de ce poisson extraordinaire en Afrique du Sud en
1939 a été considérée comme l'équivalence marine de la découverte du dinosaure
vivant. Le scientifique sud aficain JLB Smith
qui réagissait au rapport que le poisson aurait été répéré non loin de Madagascar
et des Comores avait annoncé une offre de 100 livres sterlings pour les échantllons.
Ses efforts n'ont pû aboutir qu'en 1952,
date à laquelle un second coelacanthe a été pêché au large de l'île comorienne
d'Anjouan. Le gouvernement sud africain avait mis à la disposition de Smith
et son équipe un appareil militaire pour se rendre dans l'île
afin de récupérer le poisson. Les coelacnathes ont été pris en grande quantité
avant les années 80 ; la
plupart ont été envoyées dans des musées et des aquariums pour des recherches.
Les scientifiques s'inquiétaient que la course pour avoir les échantillons pour
des recherches constituait un danger pour les
espèces. Jusque-là, aucun autre coelacanthe n'avait été repéré dans les eaux
sud africaines. On a enregistré 25 espèces de coelacanthes dans les archives
des fossiles mais on sait qu'il n'en existe qu'une seule et elle
est menacée de disparition. Pan African News Agency
Journée mondiale du sida : bilan sombre 7mins. Les hommes doivent modifier
leur comportement s'il faut arrêter la propagation de la pandémie du sida,
avertit l'Onu à l'occsion de la Journée mondiale du sida. Le virus ravage l'Afrique
australe, saisit l'Asie
et menace de se vulgariser parmi les pays riches qui arrivent à se procurer
les drogues anti-virales. Plus de 36 millions de personnes sont atteintes dans
le monde tandis que 20 millions sont tuées, selon l'Onu. La
maladie qui détruit le système immunitaire du corps, se transmet par des contacts
directs avec les susbstances fluides du corps surtout en cas de rapport sexuel,
de transfusion sanguine et de partage
d'aiguille par des toxicomanes. L'Afrique est la plus touchée mais l'Asie et
la Russie courent le risque de
connaître une progression généralisée de la maladie.
La campagne menée l'année écoulée par l'Onu sous le thème de « hommes, faites
la différence ». vise à informer les hommes sur les dangers que constituent
l'acte d'avoir plusieurs partenaires sexuels, les rapports
sexuels sans préservatifs et le manque de soins sanitaires. L'infection des
hommes constitue souvent un
grand danger pour les femmes qui sont biologiquement plus vulnérables au vih,
selon ONUSIDA.
« On s'attend à ce que les hommes soient physiquement forts, d'une émotion
solide, hardis et viriles, ce qui se traduit par une certaine façon de raisonner
et de se comporter mettant ainsi en danger la santé et le
bien-être des hommes et de leurs partenaires sexuels, » indique un responsable
de l'ONUSIDA. Quant
au secrétaire général de l'Onu, Koffi Annan, il aurait dit que « les hommes
peuvent faire une différence importante… en faisant beaucoup preuve d'affection,
en courant peu de risques et en s'attaquant au
problème de sida. » Un rapport de l'Onu publié à la veille de la journée mondiale
du sida, stipule que pour parvenir à cet objectif visant à mettre la future
génération à l'abri du sida, il nous faut une campagne
vigoureuse de promotion de l'éducation sexuelle et de l'utilisation des préservatifs.
A noter que la Journée mondiale du sida a vu le jour grâce à l'appel du Sommet
mondial des ministres de la Santé sur des programmes de prévention du sida en
janvier 1988. C'est la seule journée internationale
observée chaque année pour action contre le sida. CFC
Nouvel engagement des leaders africains à la lutte contre le sida 11mins.
Les leaders africains ont renouvelé leur engagement à la lutte contre le
vih/ sida au cours du 2ème Forum 8
8 Page 9 10
9
January 2001 (F r e n c h ) CHANGE Radio Vol. 11 No. 24
pour le développement de l'Afrique en décembre. Examinant les défis
du vih/ sida au développement du continent, les leaders ont souligné le rôle
crucial de mobilisation nationale avec les gouvernements à l'avant-garde
de la campagne contre le sida. Le leader ougandais, Yoweri Museveni estime qu'une
telle campagne nécessiste une annonce tambour battant des méfaits du sida. Le
forum a été présidé par le secrétaire
général de l'OUA Salim Ahmed Salim qui a déclaré que le sida constituait un
grand défi à relever par les leaders africains. L'Ethiopie, le Botswana, le
Rwanda, le Malawi, le Tchad et le Sénégal ont tour à tour
pris la parole pour réitérer leur engagement à la lutte contre la maladie. Le
Premier ministre éthiopien,
Meles Zenawi a souligné que l'Afrique doit réussir la bataille pour l'avenir
du continent. « Il nous faut une participation active de toute la couche sociale
à la lutte contre la pandémie, » a-t-il déclaré. Le président
Museveni à qui revient l'honneur d'être le tout premier leader africain a
joué un rôle de leadership face à la maladie, a laissé entendre qu'en tirant
le cri d'alarme à propos du sida à tous les forums politiques, à la
radio, à la télévision et au cours de rassemblements communautaires, l'Ouganda
a réiussi à 100% la
sensibilisation du peuple aux méfaits du sida.
Le président botswanais, Mogae a souligné le besoin de la part de « nos partenaires »
des pays développés de convaincre les grandes sociétés pharmaceutiques à réduire
les prix de leurs médicaments afin que les
Africains puissent y avoir facilement accès. Le président rwandais a évoqué
l'Initiative des Grands Lacs sur le sida lancée en 1999 et au terme de laquelle
les pays de la région conjuguent leurs efforts et coopèrent
pour la lutte contre l'épidémie. Il n'est pas content que son pays dont 2% seulement
de la population étaient atteints après la guerre en 1994 parlait de 11% en
1998. Et d'ajouter que le gouvernement
fournissait des médicaments aux personnes atteintes. Pour le vice-président
malawit, il faut un accès accru aux médicaments anti-sida, ce qui doit être
au centre des programmes des leaders africains. « Nous
devrons engager une campagne pour obtenir l'annulation pur et simple de la dette
extérieure de l'Afrique
au sud du Sahara » se chiffrant à $277 milliards EU. Quant à lui, le président
tchadien a révélé qu'en 1986, on avait signalé deux cas de sidéens dans son
pays
mais qu'on en recense maintenant plus de 12.000 cas. Il ne s'agit là que de
la partie émergée de l'iceberg, les experts estiment qu'il y aurait quelques
40.000 à 50.000 victimes dans ce pays. « Nous sommes venus
à cette conférence pour tirer leçon de l'expérience d'autres pays dans la lutte
contre la maladie, » a-t-il
indiqué.
De son côté, le leader sénégalais a demandé une action « concrète et concertée »
contre la maladie. Le secrétaire général de l'OUA, Salim Ahmed Salim a souligné
le besoin de faire transmettre le message de
la conférence au « peuple africain et à nos partenaires. » Il a exhorté les
participants à se focaliser sur la
déclaration de consensus de la conférence et à quitter Addis-Abeba bien déterminés
à la mettre en application. La déclaration de consensus sera présentée au sommet
spécial de l'OUA sur le sida en avril
à Abuja au Nigéria. » CFC
Guerre contre le sida en Afrique 8mins. 13secs. Il faut une approche
musclée à l'épidémie du Sida grâce à l'intensification d'action et à la mobilisation
de
tous les acteurs internationaux et nationaux contre la maladie. Il faut aussi
une bonne relation entre toutes les parties impliquées, surtout les communautés,
les familles et les individus qui doivent être bien équipés
pour affronter la maladie. D'où le besoin de la part des institutions d'adopter
une approche tout à fait
différente au problème vih/ sida en terme de modification structurelle et de
comportement. Ce sont là certaines des conclusions de l'ADF 2000. La conférence,
sous le thème de « Vih/ sida ! le plus grand défi
de leadership », a été organisée par la Commission économique des Nations
unies pour l'Afrique. Les participants reconnaissent que la lutte contre le
vih/ sida doit s'informer de l'expérience en matière de la 9
9 Page 10 11
January 2001 (French) CHANGE Radio Vol. 11 No. 24
10
guerre. Les communautés sont bien au courant des mesures à adopter contre l'épidémie
mais il faut qu'on leur donne l'occasion d'en faire autant. Les approches traditionnelles
et non-traditionnelles doivent
être adoptées pour mobiliser les fonds et les gouvernements doivent consacrer
des ressources à la lutte contre la pandémie.
Il faut que la communauté internationale adaptent ses politiques aux exigeances
de la lutte contre la maladie. Un appel a été lancé à la Banque mondiale d'examiner
les implications morales et éthiques des prêts pour
des projets anti-sida et plusieurs des personnes qui ont pris la parole ont
réclamé l'annulation des dettes et la conversion des prêts en aide. On a exhorté
les gouvernements à financer des mécanismes qui
faciliteront le transfert des ressources aux communautés. On a aussi souligné
l'importance de la coopération internationale pour la lutte contre la maladie
et les questions suivantes relatives à la mise en application ont
été évoquées : participation communautaire, échange d'information, renforcement
de la capacité des sidéens, des femmes, les communautés qui doivent soutenir
et faire preuve d'affection envers les victimes et mise
des drogues à la disposition des victimes.
On a souligné le besoin de passer à l' acte. Les participants doivent intensifier
l'action contre la maladie. Des progrès ont été réalisés aux niveaux national
et international depuis le lancement du partenariat
international contre le vih/ sida en janvier 1999. Parmi les réalisations :
les débats menés au Conseil de Sécurité sur le sida et le secrétaire général
qui a lancé le partenariat en 1999, renforcement des efforts en
vue de la mobilisation des ressources aux niveaux internatiomnal et nationaux,
renforcement de l'engagement et de la volonté politique, amélioration des stratégies,
décentralisation de la réponse nationale aux niveaux
régionaux et communautaires et mobilisation accrue des ressources CFC
Point de Vue
Afrique : course à la démocratie 13mins.
Les Ghanéens disent qu'une tête ne suffit pas pour prendre une décision.
Je réfléchis souvent sur cela chaque fois que j'entends les gens dire que la
démocratie est étrangère à l'Afrique ou encore que les
Africains « ne sont pas prêts » pour la démocratie. En réalité, les communautés
africaines depuis les villages ont souvent eu recours à la démocratie pour décider
leur avenir.
Donc les Africains ont beaucoup de leçons à tirer de leur tradition et quelque
chose à enseigner aux autres quant au vrai sens et à l'esprit de la démocratie
. Il nous faut comprendre que la démocratie dépasse le
simple fait de savoir quel candidat ou parti jouit du soutien de la majorité.
Certainement, même cela n'est souvent pas facile comme nous l'a montré tout
récemment la plus ancienne démocratie réussie du monde.
Mais l'expérience américaine ne doit pas mettre en question les valeurs de la
démocratie. Au contraire,
elle doit nous rappeler combien il est important d'organiser les élections dans
un contexte plus général des institutions et de la culture démocratiques. La
démocratie dépend du respect de la loi, sans quoi il serait
impossible d'organiser une élection juste et libre ou de régler les disputes
issues du processus électoral.
Oui, la démocratie implique un gouvernement contrôlé par la majorité. Mais il
ne faut pas pour autant
exclure la minorité qui doit toujours jouir de la liberté d'expression afin
qu'on puisse entendre toutes les parties avant de se décider. Comment est-ce
que les gens peuvent apprendre de ces points de vue ? Au
niveau villageois, ils peuvent apprendre directement grâce à un contact en
tête à tête. Mais dans nos sociétés de masse aujourd'hui, les gens dépendent
avant tout des media. Pour qu'une élction soit vraiment
juste, tous les partis et candidats doivent avoir accès égal au media. Aucun
parti ne doit être privé de ce 10
10 Page 11 12
11
January 2001 (F r e n c h ) CHANGE Radio Vol. 11 No. 24
droit à cause du pouvoir de l'Etat ou de l'argent. La presse doit poursuivre
activement la vérité au nom du peuple et jouir de la liberté de dire la vérité
objectivement. Plusieurs personnes ont perdu la vie en
recherchant la vérité. Nous leur sommes redevables d'une grande dette. En plus,
ils nous revient de garantir leur sécurité, car elles combattent pour la promotion
de notre liberté et intérêt.
Dans une démocratie avancée, la minorité et la majorité se succèdent au pouvoir
au fur et à mesure que les gens changent d'avis, d'où une minorité qui peut
faire la majorité. Mais toutes les sociétés ne sont pas
comme ça. Et toute opposition n'est pas composée de gens dont les points de
vue sont démodés. Il y a plusieurs oppositions et il s'agit là de regroupement
de personnes pour des raisons de race, de couleur, de
culture et de croyance. Si les partis sont fondés sur de pareilles structures,
une élection remportée par la majorité ne garantit pas la sécurité de la minorité.
Une majorité au pouvoir ne peut pas se permettre de le
perdre et une minorité sans pouvoir ne peut jamais espérer le remporter.
La démocratie ne réussira que si tous les groupes de la société sont convaincus
qu'il y font partie et qu'elle leur appartient. De là à dire que, d'une manière
ou d'une autre, la minorité doit se voir tailler une part
permanente au sein du gouvernement. Dans certaines sociétés, on peut réussir
cette expérience à travers la décentralisation afin que les minorités puissent
remporter les élections municipales dans les régions où
elles constituent la majorité. On peut aussi garantir la représentation des
minorités au niveau national. Ce
qui est important, ce n'est pas le système adopté mais les résultats. C'est
très facile d'énoncer ces principes mais il est souvent difficile de les mettre
en applications surtout dans un pays qui vient de sortir d'une
guerre ou encore là où le peuple vit dans la misère. Dans une telle situation,
le peuple est facilement manipulé par ceux qui s'emparent du pouvoir par la
force et maintiennent que l'ordre constitutionnel est un
luxe étranger aux pays pauvres. Ces arguments, on en a souvent entendu parler,
« la démocratie commence
par le petit déjeuner, » ou « un affamé n'entend rien. » Mais nous avons appris
par expérience, surtout en Afrique que les gouvernements se soucient peu des
affamés qui refusent de se soumettre au verdict populaire.
On nous dit que la démocratie commence par le petit déjuener, que le pouvoir
doit être partagé depuis la famille entre hommes et femmes jusqu'au niveau le
plus élevé de l'Etat et du système international.
L'oppression ne se substitue pas à la pauvreté, ni le développent à la liberté.
La pauvreté et l'oppression vont de pair tandis que le développement au vrai
sens veut dire la liberté des deux. Ma génération d'Africains
a appris qu'aucun Etat ne peut être pris pour démocratique s'il ne met pas son
peuple à l'abri de la pauvreté ; et qu'aucun pays ne peut se développer tant
que le peuple est éloigné du pouvoir.
L'histoire du développement des nations africaines a été celle d'une longue
lutte contre la pauvreté, l'ignorance, la maladie et les conflits. Il n'est
donc point surprenant que les pays aficains aient essuyé des
revers. Mais ce qui surprend plutôt, c'est la course acharnée et croissante
à la démocratie engagé par les Africains ; leur courage indomptable face aux
régimes oppressifs et le succès qu'ils ont enregistré dans
plusieurs pays en demandant des gouvernements responsables. Ma génération a
vu se concrétiser son
rêve pour l'indépendance mais sa vision pour la démocratie n'est pas encore
une réalité. Dieu merci ! Nous sommes encore vivants et voyons le vent de la
démocratie souffler à travers le continent, prêt à s'y
enraciner. Le secrétaire général de l'Onu, Koffi A. Annan, Ghana Mail
A noter…
160 morts : bilan du virus ébola en Ouganda 4mins. 5secs.
Elles sont 400, les victimes du virus ébola depuis décembre ; 160 sont déjà
mortes, selon un agent de santé. Deux personnes sont tuées à Gulu dans le nord
du pays et deux autres à Masindi à 125 kilomètres 11
11 Page 12 13
January 2001 (French) CHANGE Radio Vol. 11 No. 24
12
au nord ouest de Kampala, selon le Dr Alex Opio, directeur du centre national
de lutte contre la maladie. Pendant la même période, on a enregistré sept autres
cas à Gulu, théâtre de l'épidémie. Jusque là, la
maladie s'est limitée à Gulu, à Masindi et à Mbara, a-t-il ajouté.
Cette épidémie a aussi semé la terreur parmi les agents de santé. Selon Opio,
26 agents sanitaires ont été atteints et parmi les morts à Gulu, on en compte
11 infirmières, un médecin et un responsable sanitaire, et
deux infirmières et un médecin souffrent actuellement de la maladie. La fièvre
causée par le virus ébola se transmet par les fluides du corps. La maladie peut
provoquer une violente fièvre hémorragique qui se
révèle souvent fatale mais les victimes soignées agressivement à l'aide des
fluides pour lutter contre la
déshydratation ont une bonne chance de survivre. Associated Press
Action des filles pour arrêter la mutilation des organes 2mins. 8secs.
génitaux chez les femmes
Deux jeunes filles kenyanes ont réussi à convaincre la Justice à demander
à leur parent de ne pas les forcer à subir la mutilation de leurs organes génitaux.
La cour a empêché leur père Pius Kandie, cultivateur à
Simotwo, à près de 500 kilomètres au nord ouest de Nairobi de faire participer
les filles à une cérémonie
traditionnelle de circoncision le 9 décembre, 2000. Le juge, Daniel Ochenja
a ordonné à Kandie et à ses agents de ne pas faire circoncire les jeunes étudiantes,
Edna, 17 ans et Béatrice, 15 ans en attendant le
verdict de la cour. L'avocat des filles, Nixon Sifuna a déclaré à la Justice
que le père Kandie n'avait pas encore obtenu le consentement des filles pour
le rite traditionnel de la communauté Keiyo. Kandie avait
menacé de suspendre les scolarités des deux filles si elles refusaient de respecter
la tradition. Pan African News Agency
« Bow you Must » : un autre appel à l' action 5mins.
La campagne pour la promotion de l'égalité des sexes s'est encore renforcée
le 2 novembre, 2000. C'était à l'occasaion du lancement de « Bow You Must »
une oeuvre sur l'émancipation des femmes
rédigée par AdaOkere Agbasimalo. Dans « You Must Bow », Agbasimalo a profité
de son expérience sur le terrain en tant que responsable des programmes à l'université
John Hopkins pour rédiger l'oeuvre qui
parle de mauvais traitements dont sont victimes les femmes des pays en développement.
Il s'agit là d'une
autre façon de souligner les cas d'agression sexuelle, de discrimination, de
déshéritement, de mauvaises pratiques contre les veuves, etc. Il s'agit de l'histoire
de Meriye, une femme assidue, mère et leader d'une
ligue des femmes, qui refuse de s'incliner devant la corruption dans la société,
préférant plutôt travailler pour le changement. L'oeuvre ne brosse pas une image
pessimiste de la situation, elle se focalise sur le
changement, une révolution dirigée par la ligue des femmes. Cette révolution
donne naissance à un nouveau
réveil dans la société : une meilleure vie pour les hommes, les femmes et les
enfants – une société avec peu de violence, de corruption, la tolérance ethnique,
la transparence et de meilleures valeurs.
Dans « Bow You Must » Agbasimalo lance un défi à la société afin qu'elle
adopte davantage de mesures
en vue de l'amélioration de la situation des femmes compte tenu des effets positifs
sur la société. C'est un appel à l'action, un appel à la société, un appel qui
fait poser la question, « Must You Bow ? », (Est-ce que
vous devez vous incliner ?) CFC
Dépêche…
Appel pour des nominations 4mins. 50secs. Le Conseil mondial
de la santé sollicite des nominations dans le cadre du prix Jonathan Mann pour
la santé
globale et les droits de l'homme. C'est une occasion à profiter pour la nomination
d'un héro oublié – un
individu ou une organisaation – travaillant sur le terrain en tant qu'agent
de santé ou des droits de l'homme. Peuvent être nommés, ceux qui évoluent à
la base, au niveau national ou international. 12
12 Page 13 14
13
January 2001 (F r e n c h ) CHANGE Radio Vol. 11 No. 24
Les lauréats vont recevoir des prix espèces, comme quoi ils jouiront
d'assez de liberté pour la poursuite de leurs travaux. Jonathan Mann a joué
un grand rôle au 20ème siècle dans la lutte contre la pauvreté et
la maladie dans le monde. Il était aussi à l'avant-garde de la lutte contre
le sida et pour la promotion des droits de l'homme. Il a trouvé la mort dans
un accident impliquant un appareil Swissair III en 1998. A la
mémoire de sa vie et de ses oeuvres, l'Association François-Xavier Banoud, Médecins
du monde et le Conseil mondial de la Santé avec la famille Mann ont institué
le prix. Le 3ème prix annuel sera présenté le
31 mai à Washington D. C, aux Etats Unis à l'occasion de la 28ème Conférence
annuelle du Conseil
mondial de la Santé du 29 mai au 1er juin. CFC
Le sommet de la Terre pour l'Afrique du Sud 6mins. 22secs. C'est l'Afrique
du Sud qui abrite le Sommet de la Terre 2002. Un communiqué du vice ministre
sud
africain de l'Environnement et du Tourisme, Rejoice Mabudafhasi, se félicite
de cette décision de l'Assemblée générale de l'Onu sur l'environnement et le
développement. Le Sommet aura lieu à Johannesbourg. Pour
Mabudafhasi, la tenue du Sommet en terre africaine va favoriser des programmes
qui donnent la priorité au développement et à l'environnement sur le continent.
En février 2000, le président Thabo Mbeki avait
proposé son pays pour l'organisation du Sommet. Y sont attendus prés de 40.000
participants et parmi
eux plusieurs chefs d'Etat. A noter que plus de 130 chefs d'Etat avaient assisté
au Sommet de la Terre de 1992 et on s'attend à ce que la plupart des 188 états
membres de l'Onu prennent part au Sommet de
2002. Plus de 15.000 ONG étaient représentées au Sommet de 1992.
Toujours dans ce domaine, le secrétariat de l'Onu a annoncé que le Sommet dénommé
Rio+ 10 aura pour
thème, « Sommet mondial sur un développement durable. » Quatre comités préparatoires
ont été créés pour Rio+ 10. Le premier comité se réunit du 30 avril au 2 mai
2001 à New York et le deuxième entame
ses travaux en 2002. A noter que les ONG vont participer activement au processus
préparatoire et à l'événement. Les ONG qui s'intéressent sont libres de se faire
accréditer afin de faire des contributions
au Rio+ 10. CFC
Les ONG exhortées à poursuivre la lutte contre la corruption 4mins. Le
réseau nigérian des Organisations non gouvernementales a organisé une conférence
de deux jours sur
le thème, « Corruption et Gouvernance » : Programme des ONG's pour la lutte
contre la corruption ».
La conférence témoignait de la participation de plusieurs personnalités importantes
dont le prix Nobel Wole Soyinka, le Professeur Ransome Kuti et d'autres personnes.
Un communiqué publié à l'issue de la
conférence reconnaît la nature compliquée de la corruption que l'on ne peut
pas définir en un mot mais qui constitue une entrave au développement et affecte
toute la couche sociale. On a aussi constaté que la
pauvreté encourage la corruption. Et pour cette raison les participants sont
de l'avis que les travailleurs
doivent recevoir régulièrement un salaire leur permettant de vivre décemment
et les élus devraient faire preuve de responsabilité envers le peuple qui doit
être bien informé du processus et des principes de la
démocratie. Cependant, le communiqué à 30 points aimerait que les ONGs prennent
le devant pour la lutte contre la corruption, contribuent à la promotion du
respect de la loi et d'un organe judiciaire indépendant.
Elles doivent aussi faire preuve de responsabilité. CFC
La conférence financée par le Programme démocratie et bonne gouvernance de
l'ambassade des Etats Unis a bouclé ses travaux sur un ton optimiste et les
participants se sont engagés à faire transmettre les
résolutions à leurs circonscriptions. 13
13 Page 14 15
January 2001 (French) CHANGE Radio Vol. 11 No. 24
14
Chiffres
Rompre le silence sur l'agression contre les femmes 3mins. 10secs.
Le 25 nombre, 2000 des pesonnes venues de partout dans le monde et des célébrités
telles Annie Lennox,
Dawn French, Ainsley Harriott et Gaby Roslin se sont regroupés à l'occasion
de la Journée White Ribbon 2000 pour protester la violence contre les femmes.
Les chiffres suivants ont été publiés :
Une sur 4 femmes a connu la violence domestique à un moment ou l'autre de sa
vie. L'Association Médicale Britannique 1998
Dans le monde, la violence perpétrée par les hommes provoque plus de mort
et d'invalidité parmi les femmes âgées de moins de 44 ans que le cancer, le
paludisme et la guerre.
World Bank Discussion Paper 255
Au Royuame Uni la police reçoit 1.300 coups de téléphone chaque jour des victimes
de la violence familiale : 81% des appels proviennent des femmes agressées par
les hommes.
Violence Research Programme, Univeristy of London, 2000
La campagne contre la violence dont sont victimes les femmes peut bien sûr suivre
l'exemple du programme ONUSIDA. Il s'agit là d'un domaine où les hommes peuvent
faire la différence
CFC
Pour les enfants
Ce qui fait rire Ketu 21 mins. En Afrique, non loin des Monts
de la Lune, vivait un homme nommé Ketu. Il fut un homme très heureux.
Et un grand rire l'habitait. Mais c'est ce rire qui va lui causer des ennuis.
Et il s'en est passé ainsi :
Un jour Ketu entendit son chien qui aboyait, Kao, Kao, Kao, derrière sa hutte.
Il vérifia et constata que le chien taquinait un petit serpent inoffensif. Ketu
lui tira les oreilles et le renvoya honteusement. Le petit
serpent se leva la tête et dit « Merci, monsieur. Vous êtes gentils. Je vais
vous faire un don. » Ketu se mit à rire, tu-e, tu-e, tu-e ! « que peux-tu me
donner, une petite créature, comme toi ? » demanda-t-il. « Un
don magique, » dit le serpent. « Dorénavant vous allez comprendre la pensée
des animaux. Mais il ne faut
pas la révéler, sinon vous allez mourir,» dit le serpent. Ketu n'était pas encore
sûr qu'il voulait un tel don. Il essaya de protester. Mais le petit serpent
a disparu !
Cette nuit là, la femme de Ketu, Nyaloti, plaça leur bébé dans son lit en
osier. Elle mit dans la bouche du bébé une sucette faite du goulot d'une petite
calebasse. Et elle lui flatta de la main pour la faire dormir.
Puis Ketu ferma la porte. Et lui et Nyaloti se couchèrent dans leur lit le long
des murs de la hutte. Tout de suite, ils entendirent le bruit d'un moustique
qui se présenta à la porte, zeee. Et Ketu l'entendit se dire, « je
sais qu'ils sont là ! ces gens gras et moelleux. Mais je n'arrive pas à trouver
un trou assez grand pour me prendre ! » Ketu rit tant haut et tomba du lit.
– GU – MAPP ! Nyaloti cria, « Ketu, qu'est-ce qui te fait
rire ? » « Rien ! » dit Ketu qui remontat dans son lit. Il ne pouvait lui rien
dire.
Un rat arriva à la porte. Il ne pouvait pas pénétrer. Mais il trouva un trou
sous le toit et y entra. Il fit les cents pas dans la chambre, Ta, ta, ta. Puis
Ketu l'entendit dire, « Je me demande où cette femme garde
son beurre ! » Ketu s'esclaffa, Kye, Kye, Kye ! Il rit si ouvertement qu'il
fit peur au rat. Et il sauta en l'air dans le lit de Nyaloti – Twum – sur le
corps de Nyaloti ! « A-a-a-a ! » s'écriat-elle. « Vient me faire
débarrasser de ce rat ! » Le rat fit un bond, se posa sur le mur et partit en
courant à travers le trou.
Nyaloti se mit assise dans son lit. Et dit, « Ketu, je pense que ton grand
rire a fait sauter le rat sur moi ! De quoi riais-tu ? » « Rien ! » dit Ketu.
14
14 Page 15 16
15
January 2001 (F r e n c h ) CHANGE Radio Vol. 11 No. 24
Le lendemain matin Ketu alla chercher la vache d'une cabane et l'attache
à un arbre afin que Nyaloti
puisse la faire traire. Il vit sa femme s'approcher avec son bol de calebasse.
La vache la constata aussi et il l'entendit se dire « la voilà qui vient là
pour me voler mon lait ! Cette fois-ci, je ne veut pas me laisser
traire. Et mon veau va se nourrir du lait après ! » Ketu s'éclata de rire,
ge – e, ge – e ! il rit si bruyamment qu'il fit peur à la vache qui prit la
fuite.
Nyaloti déposa son bol par terre pour pouvoir bien gronder son mari, « Ketu,
pourquoi tu ris. Tu as fait peur à la vache avec ton rire stupide. Ets-ce que
tu riais de moi ? » « Non », dit Ketu qui s'éloignait
d'elle. La vache n'avait fait aucun lait. Nyaloti n'avait même pas une goutte
dans son bol. Mais le veau a si bien têté la maman qu'il s'est fait arrondi
le ventre comme s'il connaissait le dire à savoir que mieux
vaut se faire crever le ventre que de faire gaspiller une bonne nourriture.
Cette nuit là au moment où on fait
traire les vaches, la vache n'avait fait aucun lait. Nyaloti appela Ketu. «
Regarde, » dit-elle, « plus de lait. Notre bébé meurt de faim. Le veau veut
tuer notre fille! »
La vache se tourna et regarda Nyaloti. Et Ketu l'entendit se dire, « Quoi !
Ma fille, tuer votre fille ! » Ketu essaya de s'empêcher de rire. Mais il se
mit à rigoler, gug, gug, gug ! La vache avait si peur qu'elle
se cabra et envoya le bol de lait dans la poubelle. « Tu vois maintenant ce
que tu as fait ! » cria Nyaloti. « Toi et ce rire bête. Je vais te signaler
auprès du chef. » Elle alla voir le chef. Il invita Ketu et les sages
sous l'arbre de la justice au centre du village. Nyaloti était là aussi avec
le bébé dans le panier qu'elle portait sur la tête. D'autres personnes étaient
présentes.
« Ketu, » dit le chef, « ta femme dit que tu ris sans raison. Est-ce que
c'est vrai ? » « O, chef, » répondit Ketu, « je ne ris jamais sans raison.
Mais je ne peux pas dire pourquoi. Si je le dis, je vais mourir ! »
« Ne dis pas de sottises ! » s'écria le chef. « Parler n'a jamais tué ! »
Nyaloti dit, « il rit de moi, chef. Je suis la seule pesonne qui se trouve
avec lui. » « Non, dit Ketu. « Ce n'est pas vrai ! »
« Si tu ne ris pas de ta femme, de quoi ris-tu ? » demanda lechef. Quelqu'un
cria, dis-nous, Ketu. Nous voulons aussi rire ! » Le chef dit, « Ketu si tu
ne vas pas nous dire, ta femme va emporter votre bébé pour
rejoindre ses parents. » Ketu baissa la tête. Il fouilla le sol avec ses orteils.
Il ne savait que faire. Et le bébé commenca par crier, Ke-yaa, Ke-yaa, Ke-yaa !
Ketu regarda Nyaloti qui descendit le panier et fit
sortir le bébé. La sucette qu'il avait fabriquée pendait du gros poignet du
bébé. Ketu compris maintenant
que quelque soit la situation il ne pouvait pas laisser partir sa femme et son
bébé. Il révéla le secret du petit serpent, du don magique et les pensées drôles
des animaux.
Puis KWAM ! Il tomba mort par terre. « Regardez ! » « nous l'avons fait
faire ce qu'il n'aurait pas dû faire. Et il a payé avec sa vie ! » Nyaloti et
d'autres femmes commencèrent par pleurer, Wolu, Wolu,
Wolu ! Le chef hocha tristement la tête.
Entre temps, le petit serpent apparut. Il posa sa tête brillante sur celle de
Ketu. Ketu ouvrit les yeux. Il tourna sa tête assez vite pour voir le petit
serpent qui regagna la brousse. Et il l'entendit dire, « c'est ce
qu'ils font. Ils ne peuvent pas laisser un homme garder son secret ! » Ketu
rit, Kye, Kye, Kye ! il se roula
par terre en riant. Le plus sage des hommes se pencha sur lui et lui demanda,
« De quoi ris-tu, Ketu ? » Le chef l'interpella, « Ne lui demande pas ça ! »
Et Nyaloti lui dit, « Ris comme tu veux, je ne veux plus
m'en plaindre, Ketu ! »
Alors tout le monde se mit à rire. Il rit se ouvertement qu'il fit peur au bébé.
Et au-dessus des sons du rire
on entendait le cri du bébé KE-YAA, KE-YAA, KE-YAA ! Conte repris par Verna
Aardema. 15
15 Page 16
January 2001 (French) CHANGE Radio Vol. 11 No. 24
16
Et pour terminer…
Certaines citations issues de l'ADF 2000 qui vient de se terminer.
A cette époque de la technologie de l'information, que www soit notre force
motrice. Si nous nous
sommes engagés et dévoués, WWW, nous allons remporter la victoire ! Kenneth
Kaunda, ancien président zambien, qui encourageait les Africains qui luttent
contre le sida
On aurait pû accepter les prêts sans sida mais on ne peut pas les recevoir dans
un monde en proie au sida Michael Kelly, un participant à l'ADF 2000, qui commentait
le soulagement de la dette des pays africains
Les jeunes se fâchent pour la pauvreté, la dette, la corruption et l'injustice
sociale Genevieve – Global Youth Connection, l'un des membres du Forum des jeunes
à l'ADF 2000
Un peu de la sagesse africaine…. Ceux qui refusent de puiser du puit du
savoir vont mourir assoiffés dans le désert de l'ignorance.
Guinée
Si vous écoutez la voix du tonnerre vous n'allez pas vous faire tremper dans
la pluie. Ghana
Ce qu'il faut faire d'un bon conseil, le transmettre à la future génération
Ouganda
More African Porverbs
CFC souhaite à tous les lecteurs de Change Radio, une bonne et heureuse année ! 16
© 2002 Communicating for Change. All Rights Reserved
Developed by George Mbuagbaw